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EXPO FIGURATION Libre Peinture

 

VERNISSAGE Vendredi 12 mai 2017 à partir de 18h en présence des artistes, autour d'un buffet saveurs ensoleillées, moment rythmé par l'animation musicale de l'Atelier de Choro La Roda, ambiance Brésilienne pour fêter l'Art à l'approche de l'été !

Une amitié de plus de 40 ans unit ces deux artistes passionnés, et c'est à La Mareschale qu'ils ont choisi d'exposer ensemble leurs travaux originaux, l'un baignant dans un univers figuratif libéré des canons de la beauté, une pointe d'humour et des couleurs pop, l'autre plus intuitif, spontané dans la matérialisation de l'imaginaire et du fantasme, la gestuelle et le mouvement en dominante.

Gilles Jacoulet, peintre et enseignant architecte à l'université d'Aix-en-Provence pratique son art depuis 1976. François Ely, professeur agrégé d'Arts-Plastiques en région parisienne pratique son art depuis 1978. Deux modes de représentation bien distincts à priori, et pourtant ils parlent du corps, de la peinture, de l'Art ! Libre expression comme mot d'ordre pour ces deux figures artistiques animées de la même passion, venez les rencontrer lors de ce temps fort vernissage, nous célebrerons la Peinture comme il se doit !

 

 

Horaires des visites : L'Espace accueil et le Hall de la Bastide sont ouverts au public du lundi au jeudi de 9h à 17h et le vendredi de 9h à 16h30. *La salle du Bastidon est accessible le lundi 9h-18h, le mardi de 9h-12h et 16h-17h30, le mercredi de 9h-12h, le jeudi 9h-15h et le vendredi 13h30-16h30. *horaires susceptibles d'être modifiés en fonction des activités hebdomadaires de La Mareschale, renseignez-vous par avance auprès de l'accueil.
Des visites pour les groupes, les associations ou les scolaires sont tout à fait envisageables, organisez-vous sur Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. 04.42.59.19.71
 
 
 
GILLES JACOULET peintre, dessinateur, architecte, vous parle de son travail :

Dessiner : J’ai toujours dessiné. Petit bien sûr, comme tout le monde, mais dès 10 ou 12 ans, je tentais de dessiner, et de façon systématique, sur le motif en prenant comme sujet, le clocher de Saint-Jean de Malte que je voyais depuis l’appartement de mes parents. Pourquoi ? Je ne sais pas, peut-être pour assouvir l’expression du sentiment esthétique, pour palier une absence définitive, la disparition, en redonnant à cette figure vue une existence nouvelle.
 

Peindre : Disparaître oui, et réapparaître donc par l’empreinte physique que nous-même allons produire sur un mur : la couleur peinte, c’est-à-dire l’artefact de la vie par rapport au vide de l’absence ; en jouant le rôle à la fois de prise de conscience de l’espace, de l’autre et de comblement du vide, la couleur devient alors le support de la pensée symbolique.
La couleur visible, la trace, incarne un substitut magique de la douleur de l’invisible, de ce qui a disparu, de celui qui a disparu. Elle devient l’intercesseur entre le lieu profane du quotidien et le « topos » sacré de la caverne dans lequel réapparaît le mort sous forme de trace. Et au-delà de toutes références, inévitables, à l’image du libre Garouste un compas à la main, regardant une boussole, avec en toile de fond un Picasso et l’urinoir de Marcel Duchamp…
Construire : J’avais le sentiment aussi de mettre la charrue avant les boeufs, la peinture avant l’architecture. En définitive, avant de s’approprier les parois, il fallait les édifier. J’ai momentanément abandonné la peinture, lorsque j’ai embrassé la formation d’architecte et ce métier. Sans doute avais-je aussi le sentiment que peindre était illusoire ; en cela, les études d’arts plastiques ont été, un temps, un blocage à l’expression picturale dans la connaissance qu’elles donnaient de successions d’expérimentations révolutionnaires où tout semblait avoir été dit. Et affirmer l’espace et ses 3 dimensions allaient dans ce sens du pérenne, plus fort encore que le dessin ou la peinture comme subterfuge de l’Autre.
 
 
Jouer : Et puis surtout, il y a la musique, l’essentiel de mes émotions esthétiques ; j’avais dit à mon maître d’arts plastiques, Jean-Pierre Hémery, que je ne ressentais aucun frisson en regardant Rothko ou Matisse, et pourtant j’en suis un inconditionnel admirateur, mais que la messe en UT de Mozart, In a silent Way de Miles, On m’a vu dans le Vercors sauter à l’élastique d’Alain Baschung, et 1000 autres morceaux, me procuraient ces émotions réelles plus intenses que tout autre langage. Entendre le murmure du choeur de Mozart dans la messe de Requiem est l’absolue combinatoire entre le langage articulé tel que nous le pratiquons dans sa grande banalité quotidienne et l’inaccessible quintessence de la musique dans ce qu’elle nous procurer et nous faire découvrir.
Transmettre : Plus que la trace qui transmet, si tant est que l’on puisse s’assurer de sa pérennité, l’acte d’expliquer, de faire comprendre, d’échanger des savoirs, intellectuels ou émotionnels, sont à la croisée de tous mes chemins, comme un lien qui unit ces pratiques diverses dans un dessein de transversalité.
Dessiner, peindre, construire, jouer, transmettre
 
 
 
FRANCOIS ELY dessinateur, peintre, vous parle de son travail :

Cela fait plus de vingt ans que je peins toujours le même motif, quotidiennement : des seins.

Je pourrais me passer de donner des explications sur cette pratique pouvant paraître étrange si, comme je l’ai fait jusqu’ici, je continuais de la garder soustraite à la vue de mes contemporains (qui ne s’en porteraient pas plus mal pour autant !). Cependant, des circonstances particulières, à savoir la demande d’un ami peintre, qui est comme un frère depuis plus de quarante années, d’exposer à ses côtés, m’a semblé une raison suffisante, pour montrer quelques-uns de mes travaux. Il m’a paru dès lors nécessaire de donner aux éventuels regardeurs quelques clés pour aborder ma peinture, afin qu’ils ne soient pas trop rapidement enclins à ne la juger qu’obsessionnelle et répétitive.



Tout d’abord, pourquoi ce motif, les seins ? Cela est venu de l’observation des peintures que je faisais avant les années 90, des nus féminins, genre qui comme chacun sait, occupe l’imaginaire des artistes, depuis les Vénus préhistoriques jusqu’à aujourd’hui, sous d’innombrables formes. Or, je m’aperçus que, dans ma production personnelle, une partie du corps de la femme peinte faisait l’objet d’un traitement singulier, qui la rendait toujours plus prégnante que le reste du corps, je veux parler de la poitrine. Cette partie de l’anatomie féminine prenait dans mes peintures comme une indépendance, semblait avoir une vie propre, qui la faisaient se détacher du reste de l’image, et lui conféraient une présence forte. Ce constat m’amena naturellement à l’idée d’une série qui serait exclusivement consacrée à ce thème. C’est ainsi que débuta l’aventure, dont j’ignorais alors qu’elle deviendrait l’aventure d’une vie.

Pour ce qui est de la répétition sans fin du même motif, loin d’être sclérosante ou stérile, elle constitue pour moi la plus exaltante des aventures : Comment faire surgir de nouvelles formes à partir d’une donnée immuable d’œuvre en œuvre ? Comment élaborer ce jeu improbable où se côtoient le déjà connu et le prospectif ? Ces questions sont au cœur de mon travail. Je me réserve le droit de reprendre une peinture ou un dessin, y compris des années après, parce que le fait de répéter le même motif toute ma vie rend ce motif intemporel, toujours d’actualité. Dès lors, il y a un paradoxe à dater mes travaux, cependant je le fais seulement comme on délivre un certificat de naissance : tel individu a vu le jour à telle date. Mais dans ma peinture, il peut renaître d’une à plusieurs fois. S’ajoutent alors à la date initiale d’autres dates, qui lui sont postérieures.

J’ai conscience, de fait, que le chemin que j’ai décidé de suivre peut provoquer l’irritation de l’éventuel regardeur, voire pire : l’ennui et le désintérêt. Mais ce serait ne pas admettre que je fais du ‘’même’’ mon terrain d’investigation, de recherches, et qu’il constitue la raison d’être de ma peinture. Ce ‘’même’’ est le cœur de ma quête, dont je ne sais où elle me mènera formellement parlant, puisque la forme, paradoxalement, en change sans fin.

Quelques mots, justement, sur la forme générale de mes travaux : Il s’agit d’une peinture à la gestualité affirmée, laissant une certaine place à l’expérimentation, jusqu’à d’éventuels ‘’accidents’’, dont elle garde trace. Bien souvent, elle montre les signes d’un mouvement allant du centre vers la périphérie, de façon croissante dans son amplitude, une poussée vers les côtés. La recherche d’une unité stylistique m’est étrangère. Cette unité existe, mais n’est pas un but en soi. On peint comme l’on peut, et c’est cette limite qui détermine ce que l’on appelle le ‘’style’’. Je travaille la peinture jusqu’à obtenir une image qui, à la fois, me convienne, me corresponde et m’échappe. Lorsque quelque chose dans une peinture me dépasse, lorsqu’il y a littéralement apparition d’une image, comme à mon insu, alors je considère qu’il y a ‘’réussite’’, c’est-à-dire révélation de ce que je ne saurais nommer, que je cherche sans le connaître. Et cela à travers un motif immuable, que j’utilise comme un outil, une clé d’accès à cet inconnu.

En guise de conclusion, disons que les seins sont sans aucun doute, me concernant, une métaphore de la peinture. Peinture nourricière au sens émotionnel et intellectuel du terme. L’enfant se nourrit du lait maternel, le peintre se ’’nourrit’’ de peinture. Dans les deux cas, les fluides ne se limitent pas à leur matérialité : ils sont un véhicule affectif avant tout, en connexion avec l’intellect, qu’ils façonnent en partie.

Enfin, je tente d’offrir des seins contre la violence du monde, contre la mort. L’ensemble des images que je produis forme la somme de mon ressenti. Quelquefois, les seins y sont espaces de plénitude et de douceur. D’autres fois, dans l’apparence chaotique que je leur donne, ils se chargent des malheurs de l’humanité. Mais ils les absorbent, et imposent leur présence majestueuse et protectrice. J’aimerais que chacun de mes tableaux soit un talisman.

 

 

Lors du Vernissage du vendredi 12 mai 2017 à partir de 18h, L'Atelier de Choro La Roda viendra habiller l'Art de mille sons et mélodies du Brésil, ne manquez pas ce rendez-vous habillage musical de l'exposition Figuration Libre & Libre Peinture. Le Buffet Cocktail d'inauguration sera lui aussi coloré et chaleureux à l'image de La Mareschale et pour faire de ce temps fort un plaisir de tous les sens, venez nombreux !

 


L'atelier de choro de la Roda :
Formé en 2013 sous la direction de Cristiano Nascimento, il se compose de guitares, cavaquinho, pandeiro, flûte et clarinette, pour interpréter des morceaux gais et enlevés, avec la spontanéité propre au genre musical du choro brésilien. Lors de cette représentation vous découvrirez cet ensemble amateur de haut niveau. Mais au fait, le choro qu'est-ce que c'est ?

Cette musique éblouissante est l'une des premières qui naquit au Brésil, donnant ensuite naissance à toutes les autres, comme la samba et la bossa nova. Ses origines remontent à la société populaire de Rio de Janeiro, à la seconde moitié du XIXème siècle. Elle a la richesse harmonique et mélodique de la musique romantique, métissée avec les syncopes africaines. Musique savante par sa teneur, populaire par son mode de vie gaie, pétillante et conviviale, volubile et généreuse. Le choro ressemble aux brésiliens !

Le choro connaît actuellement un spectaculaire regain de popularité au Brésil et dans le monde entier. Aujourd'hui, toute grande capitale a son club de choro. Au XXe siècle, les compositeurs et interprètes Pixinguinha, Jacob do Bandolim, Ernesto Nazareth comptent parmi les grands noms du choro. Les grands virtuoses contemporains, dont nos scènes européennes sont friandes sont Hamilton de Holanda, Trio Madeira Brasil, Armandinho, entre autres.

"C'est une musique magnifique, éblouissante, d'une richesse exceptionnelle et d'une importance esthétique aussi considérable que celle du jazz, du flamenco, du tango et des autres grandes expressions de la musique populaire qui s'épanouissent et s'enrichissent depuis la fin du XIXème siècle". ANDRÉ DINIZ, Almanaque do Choro - A história do chorinho


Quelques mots sur La Roda : L'association aixoise La Roda, en plus de ses actions de transmission autour du choro brésilien (incluant l'atelier de choro et le Choeur de la Roda, dirigé par claire Luzi, mais aussi des stages ponctuels dans toute l'Europe) a pour objet principal de produire et diffuser des spectacles musicaux, créés par Cristiano Nascimento et Claire Luzi, auteurs compositeurs interprètes et directeurs artistiques de la Compagnie. La Roda compte actuellement à son catalogue 7 spectacles, du groupe choro traditionnel ("5 à Table") au concert de chanson française ("Zé Boiadé") en passant par le bal ("Le Bal de la Roda"), la fanfare (« Bandinha ») ou le virtuose "Duo Luzi Nascimento". L'association a également participé à la production de disques comme « Jardim » en 2007 (Duo Luzi Nascimento), « Choro Vagamundo », « Balèti Gafieira », et actuellement « Zé Qué Casá » (1er disque de "Zé Boiadé"). www.laroda.fr

 
 
 
 
 
 
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